J’ai finalement craqué pour une liseuse numérique.

Au début je ne voulais pas. J’aime bien les livres, les toucher, les parcourir avant des les acheter. Et même si je n’ai pas de grande bibliothèque, même si en général je les revends ou je les donne, je me disais que c’était mieux de ne pas se laisser tenter par le numérique. Et le prix des livres numériques est parfois astronomiques, calqué sur le prix des livres brochés même si le livre est déjà sorti en poche à un prix largement inférieur.

Et puis finalement pourquoi pas… Il y a de plus en plus de sites qui offrent des livres gratuits (des grands classiques, mais aussi des livres techniques, des auteurs de petites nouvelles). Et mon côté geekette est revenu à la charge.

La grande question c’était Kobo by Fnac ou Kindle by Amazon ? Après avoir passé 3 jours à faire le tour de la question (ici, ou encore ici) j’ai finalement opté pour un Cybook Opus de la société Bookeen.

Parce que je ne voulais surtout pas de tactile (je ne suis pas passée d’un smartphone à un vieux Nokia des années 80 pour finalement repasser au tactile sur une liseuse).

Et parce que je ne souhaitais pas de Wi-Fi intégré, je ne m’en servirai pas, je ne souhaite pas lier ma lieuse à un marchand ou un format en particulier et je n’aurai jamais le besoin et l’envie irrésistible de télécharger un livre n’importe où n’importe quand.

Le Booken Opus est un « vieux » ebook qui a presque 3 ans, mais il ne fait que ce qu’on lui demande et il semble le faire bien. Il est designed in France, il est livré avec une housse en cuir et quelques classiques que je n’ai jamais lui. Et en plus il est en promo à la Fnac pendant les soldes, à un prix défiant toute concurrence.

Bien entendu le Kobo, le Kindle, le Nook (pas encore dispo en France) et plein d’autres sont probablement plus évolutifs, certains tournent même sous Androïd et peuvent du coup être plein d’applications, de jeux, tout ça, mais je ne voyais pas trop l’intérêt, j’aime bien les choses simples, qui ne font que ce qu’elles sont censées faire. Donc voilà. Je devrais le recevoir la semaine prochaine.

En attendant, je vais finir « La délicatesse » de David Foenkinos, que m’a gentiment prêté Clara hier. Version papier. Parce qu’on ne peut pas encore prêter un livre numérique.

Bisous.

-Clémentine

Lui, c’est le Kindle.

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Bon et bien j’ai oublié de vous parler de Ray Bradbury comme promis.

Rattrapage aujourd’hui.

Ce grand monsieur est mort au début du mois, et je me suis rendue compte que je n’avais encore jamais rien lu de lui. J’ai du coup commandé immédiatement Fahrenheit 451 et Chroniques martiennes, ses deux premiers romans, trouvés d’occasion dans leur édition 1955 pas trop abimées et terriblement plus mieux qu’un nouveau livre de poche réédité. Le plaisir de lire un poche qui a plus de 50 ans est inégalable, surtout quand le livre est excellent.

Je n’ai pas encore attaqué les chroniques martiennes, mais Fahrenheit 451 m’a beaucoup plu.

Le 4ème de couverture de l’édition 1955 :

Appel à tous les limiers-robots :
Recherchez cet homme :
Nom : Montag
Signe particulier : Refuse le bonheur obligatoire et rêve d’un monde perdu où la littérature ne serait pas bannie.
Cet ancien pompier est un dangereux criminel : Au lieu de brûler les livres, il les lit.
Le chef-d’œuvre de Ray Bradbury, dont François Truffaut a écrit et réalisé l’adaptation cinématographique.
Vedettes : Julie Christie et Oskar Werner.

Me reste plus qu’à voir le film que François Truffaut a en tiré.

Bref, si vous ne connaissez pas non plus, il faut foncer.

A noter : j’aime beaucoup certaines des déclarations récentes de Ray Bradbury à propos d’internet et des téléphones portables, que j’approuve presque à 100%. Numerama les a compilées ici et je n’en citerai qu’une :

Nous avons trop de téléphones portables. Nous avons trop d’Internets. Nous devons nous débarrasser de ces machines. Nous avons trop de machines maintenant.

Voilà, c’est dit. Et ce n’est pas complètement faux.

Bisous.

-Clémentine

Fire.

J’ai lu et j’ai adoré Les heures souterraines de Delphine de Vigan.

Le résumé :

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines, qui fut finaliste pour le prix Goncourt, est un roman vibrant sur les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit.

Ce n’est pas que un roman sur le harcèlement au travail. C’est aussi une belle réflexion sur nos vies à toutes et tous. Sur l’absurdité du monde et du progrès. Sur le temps qui passe trop vite. Sur les heures perdues. Sur vous et moi. Sur nos solitudes.

Et curieusement, ça fait du bien.

Bisous.

-Clémentine

Suspendre le temps, l’espace d’un instant

Ressourcement

06/04/2012

J’ai un trou là tout de suite maintenant sur le mot ressourcement. Je sais que ce n’est pas le bon, ni non plus ressourcage, mais le vrai mot m’échappe et j’ai la flemme d’aller demander à DuckDuckGo.

C’était donc juste pour vous dire que ce week-end j’allais me ressourcer ici (Domaine de Montizeau, chambre d’hôte qui semble charmante près des châteaux de la Loire). Et que cet été à priori j’irai me ressourcer (Les Gorges de Chambon, camping écolo et intimiste en Charente). Et ça va être bien.

Et pour vous dire aussi que j’avais fini L’aiguille creuse (wikipedia) de Maurice Leblanc, avec dans les rôles principaux Arsène Lupin et Isidore Beautrelet, et bah c’est vachement bien, je le conseille à tous ceux qui comme moi ne l’avaient jamais lu. Beaucoup de références, réelles ou fictives, à la Normandie. « J’aime » comme on dit.

Bon week-end de Pâques à tous. Ne mangez pas trop de chocolats.

Bisous.

-Clémentine

Week-end. Repos. Dodo.

Moments d’absence

31/03/2012

Juste un petit billet pour vous dire que oui, je suis un peu absente de ce blog en ce moment, mais que je reviendrai prochainement.

Un peu prise par d’autres projets, par d’autres lectures.

Je redécouvre en ce moment des grands classiques : Agatha Christie, Charles Dickens, Maurice Leblanc, plein d’auteurs que j’avais déjà lus et oubliés trop vite.

Je fais aussi du ménage dans ma vie, moins de choses, moins de préoccupations, retour à l’essentiel, au simple. Je reviendrai vous en parler, promis.

En attendant, bon week-end à tous.

Bisous.

-Clémentine

Back to basics

Le but principal de Priceminister, en tant que vendeur, c’est de gagner de l’argent. Mais il est tout à fait possible aussi d’en perdre.

Hein ? Quoi quoi ? Mais qu’est ce qu’elle raconte ?

Je m’explique.

La plupart des livres de poche sont vendus à 90 centimes, correspondant au prix minimum imposé par Priceminister. Pas tous, certes, mais une bonne majorité, la faute aux prix tirés par le bas pour pouvoir espérer vendre, parce que personne n’achèterai un livre de poche d’occasion à plus de 3 euros. Il suffit donc qu’il y ait une petite dizaine de vendeurs d’un même bouquin pour que le prix, petit à petit, se fixe sur ces 90 centimes.

L’acheteur paiera 3,80 euros car il faut y ajouter 2,90 euros de frais de port.

Le vendeur, après la commission de Priceminister, récupérera 0,36 euros sur le prix du bouquin. Et un forfait de 2,20 euros pour les frais de port. Priceminister se sucre donc 2 fois au passage : sur le bouquin et sur les frais de port.

Le truc c’est qu’il est impossible d’envoyer un livre par La Poste pour 2,20 euros. Pour un livre de poche classique (petit), il vous en coûtera 2,40 euros au tarif lettre ou 2,50 euros en tarif mini-max. Le gain net de la vente sera donc de 0,36 + 2,20 – 2,40. Soit 16 centimes. Déduisez le prix de l’enveloppe, le prix de la feuille et de l’encre pour imprimer le papier à joindre au bouquin et le temps passé pour aller à La Poste. Vous perdez de l’argent.

Si le livre de poche est un poil plus gros (300 pages par exemple, ce qui n’est pas si énorme), vous perdrez même encore plus car La Poste vous réclamera plus de 3 euros de frais de port.

Oui mais si l’acheteur me prend 7 livres d’un coup ?

Effectivement, on pourrait croire qu’avec un panier multiple on gagne un peu plus. En fait c’est l’inverse car les frais de port sont dégressifs tandis que les tarifs de La Poste explosent.

Pour chaque livre supplémentaire, Priceminister réclame 1 euro de frais de port en plus à l’acheteur. Et ils vous reverseront 0,65 euros. Là encore, sucrage au passage.

Pour 7 livres, le calcul du gain net est donc le suivant :

(0,36 * 7) + 2,20 + (0,65 * 7) = 9,27 euros

L’acheteur aura payé :

(0,9 * 7) + 2,90 + (1 * 6) = 15,20 euros

Le problème est que ces 9,27 euros inclus la participation aux frais de port de Priceminister. Et vous ne pourrez pas envoyer les 7 livres au tarif lettre. Et un Colissimo coûte au minimum 7 euros… Ajoutez le prix du carton, le temps passé à protéger les livres (parce que vous voulez quand même que l’acheteur vous mette une bonne note) et le temps pour aller à La Poste. Il ne vous reste plus grand chose.

Alors ? On fait quoi ?

Et bien on râle.

Mais vous ne pouvez pas râler contre les acheteurs, ils n’y sont pour rien, ils ont payé le prix « fort » et n’en ont que faire de vos reversements.

Et vous ne pouvez pas râler non plus contre Priceminister car ils s’en fichent. Ils ne répercutent pas les augmentations de La Poste, ils prennent leurs commissions sur les deux tableaux et ne vous répondront même pas si vous leur dite qu’un livre de poche de 500 pages c’est pas comme un livre de 200 pages.

Plusieurs solutions donc :

– Augmenter les prix et refuser de rentrer dans le jeu du plus petit prix. Sur certains livres où il y a déjà 500 annonces à 90 centimes, vous ne vendrez jamais, mais sur certains, avec une annonce un peu plus sexy, une garantie d’envoi en 24h et une bonne note des acheteurs, vous arriverez à vendre votre bouquin à 1,50 euros, voire plus. Ce qui donne quand même une petite marge.

– Passer des annonces ailleurs, sur le bon coin, amazon market place, etc. Ou alors donner simplement vos livres à une bibliothèque ou une association, quitte à perdre de l’argent autant que ce soit pour la bonne cause et pas seulement pour enrichir les caisses de Priceminister et de La Poste. Autres solutions : les laisser dans un train, un café, en bas de l’immeuble…

– Proposer l’envoi en relais colis. CpourToi, l’offre pour les particuliers de MondialRelay, est moins chère que La Poste (avec le code promo « CPOURTOI » vous aurez même 5% de remise). Ce n’est pas proposé par Priceminister mais vous pouvez toujours contacter l’acheteur pour lui proposer. En jouant sur le côté « plus sécurisé, plus rapide et plus pratique que La Poste », ils accepteront de bon coeur et ils vous remercieront même de l’avoir proposé sans se douter que vous ne l’avez fait que pour gagner 2 ou 3 euros de plus. Ainsi tout le monde aura eu l’impression de faire une bonne affaire.

– Devenir acheteur. Pour 15 euros vous pourrez acheter 7 livres de poche et imaginer la tête du vendeur qui se dit dans un premier temps « whaou, une commande de 7 articles » puis dans un deuxième temps quand il voit le reversement « oh putain, je me suis fait avoir ». Vous verrez, c’est plutôt jouissif.

Notez cependant que Priceminister n’est pour rien dans toute cette histoire, les conditions de vente et les frais de remboursement sont clairement établis et présentés dès le début et lors des mises en vente. Il appartient donc, comme je le disais plus haut, aux vendeurs d’arrêter de fixer des prix absurdes à la baisse et de calculer pour chaque livre le prix idéal pour gagner un peu d’argent, frais de port compris.

Bisous.

-Clémentine

Lire pas cher sur Priceminister

Au menu au coin du feu cette semaine : L’encombrant, de William Olivier Desmond. Écrivain pas très connu, il l’est surtout pour ses traductions. C’est en effet lui qui traduit les livres de Stephen King.

Ça fait déjà une bonne raison de le découvrir.

L’autre raison c’est qu’il est aussi très bon écrivain. Avec un style bien à lui, très direct, très drôle, très noir, et l’on plonge dans le roman très rapidement.

L’histoire d’un petit brocanteur qui deal aussi un peu pour arrondir les fins de mois et qui se retrouve avec un encombrant cadavre sur les bras, nous emmène de Saint-Ouen à Fécamp en passant par l’Yonne, et ça aussi ça fait du bien de lire un polar qui se passe en France.

Je n’ai plus le livre sous les yeux, mais une petite phrase sur le quatrième de couverture m’a bien plu : « L’ennui dans ce genre de métier c’est que l’on est obligé de faire confiance à des gens à qui on oserait même pas donner l’heure de se faire piquer sa montre » (ce n’est pas tout à fait la phrase exacte, mais presque).

Une autre critique est visible ici.

Le livre n’est pas disponible en poche, mais il se trouve facilement d’occasion si vous ne voulez pas investir dans la version brochée neuve. Sinon, votre libraire préféré(e) vous le trouvera (ISBN : 2020381745). Dans tous les cas, l’investissement vaut le coup, c’est un très bon bouquin.

Bisous.

-Clémentine

L'encombrant de William Olivier Desmond