Une initiative que je trouve très sympa et à laquelle du coup je participe : « Un blog, un arbre », pour compenser le bilan carbone d’un blog.

Comment ça marche ?

La société Bonial, qui propose des prospectus et catalogues en ligne afin de réduire la quantité de prospectus papier distribués en boite aux lettres s’est associée avec les Pépinières Naudet afin de planter un arbre par blog participant à l’opération.

Les arbres absorbent environ 5 kg de CO2 par an, alors qu’une étude américaine montre qu’un blog moyen (environ 15000 pages vues par mois, ce qui est loin d’être mon cas) consomme 3.6 kg de CO2 par an pour ses besoins en consommation électrique sur les serveurs.

L’opération permet donc de compenser largement, et mon blog (et bientôt le votre ?) se retrouve ainsi neutre en carbone.

Simple comme bonjour.

Tout est expliqué en détail ici. La liste des participants (plein de blogs sympas se trouve ici).

A noter : certains hébergeurs de sites (comme DreamHost par exemple) font déjà la démarche de la compensation carbone, mais il n’est pas interdit de sur-compenser, bien au contraire. Et je ne pense pas que les grosses sociétés comme Google ou WordPress fassent le nécessaire, où si elle le font c’est uniquement pour économiser sur leur consommation générale, pas pour la planète. L’initiative de Bonial en est d’autant plus louable qu’ils n’ont, à priori, rien à nous vendre en échange.

Bisous.

-Clémentine

Mon blog est neutre en carbone

The Big Picture

18/05/2012

Si vous aimez les photos et que vous ne connaissez pas encore le blog « The Big Picture », il est temps que vous alliez y faire un tour. Ce blog est tenu par 3 journalistes américains, qui sélectionnent régulièrement les meilleures photos des agences de presse du monde entier, autour de thèmes d’actualité.

A côté de sujets chocs comme la famine au Sahel, il y a des sélections plus futiles comme le vent ou plus artistiques comme le festival Coachella. Dans tous les cas les photos sont belles, émouvantes, drôles, inquiétantes et toujours extrêmement bien choisies.

Une belle plongée dans le monde entier, à faire de toute urgence.

Bisous.

-Clémentine

The Big Picture. Le monde en photos.

Bon, je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde, en tout cas pas le mien, mais si vous avez des euros en trop, que vous ne savez pas quoi en faire, que vous avez déjà investi sur Kiva (comme je vous le recommandais ici), je viens de découvrir Ulule.

Ulule, c’est un peu comme My Major Company (financement d’artistes par les internautes) mais élargi à plein de catégories de projets. En gros : vous choisissez un projet, vous donnez quelques euros et le projet se réalise, gràce à vous. Contrairement à Kiva où vous récupérer l’investissement à la fin, ici l’argent ne revient pas, il s’agit uniquement d’un soutien. Mais certains proposent une contre-partie.

Par exemple, Léa Luiz de Oliveira souhaite réaliser un documentaire « qui mêlerait interviews de spécialistes et d’indiens brésiliens concernant la culture brésilienne, l’histoire des amérindiens et les problèmes« . Pour cela, elle a besoin de 2000 euros. Si vous lui en donnez 5, elle vous offrira sa reconnaissance. Si vous lui en donnez 30, elle vous offrira sa gratitude et une copie numérique du documentaire. Si vous lui en donnez 100, elle vous invitera à la projection du documentaire, si il est réalisé. Si il ne l’est pas, vous serez remboursés. C’est le cas de tous les projets : si ils ne sont pas concrétisés par manque de participations, les internautes sont remboursés.

Bref. L’initiative est sympa, il y a plein de projets divers et variés (de la création d’un journal porno-poésie au voyage en islande à vélo et en photos argentiques en passant par les robes de Margo) dont quelques écolos/solidaires/humanitaires et 730 ont déjà été financés depuis octobre 2010.

Bisous.

-Clémentine

Ensemble

Début de la parenthèse. Le titre du billet est un hommage à deux gars de ma période BTS, deux gars qui racontaient toujours tout et n’importe quoi en ayant tellement l’air d’être sûrs d’eux qu’ils devaient réussir à se convaincre eux même d’avoir raison. On les appelait Pipo et Fluto. Fin de la parenthèse.

L’équipe d’Owni en partenariat avec itélé a mis en place le véritomètre des candidats à la Présidence de la République.

Le but : analyser tous les discours/interviews de nos chers candidat(e)s et les vérifier, afin de détecter les mensonges, les approximations et les vérités. Tout est expliqué, compilé et présenté sous une jolie forme.

On s’en doutait (mais ça fait du bien de la rappeler) la reine du « je vous embrouille en racontant des conneries plus grosses que moi » est Mme Le Pen avec tout juste un peu plus que 40% de vérité.

Là où je suis étonnée, c’est que Mr Bayrou qui donne pourtant souvent des exemples chiffrés et propose régulièrement des démonstrations qui semblent réalistes, ne fait pas beaucoup mieux qu’elle.

Messieurs Hollande et Mélenchon sont plus ou moins dans le même bateau autour de 60% de vérité, tandis que le président sortant peine à arriver à la moyenne.

Mme Joly caracole en tête avec presque 70% de vérité. En même temps, on ne l’entend pas souvent parler, donc elle a moins de chance de se planter.

Mais si les résultats sont somme toute sans grande surprise, ce qui me surprend le plus c’est que aucun ne fasse mieux que 70%. Certes on ne peut pas leur demander de tout connaitre avec précision sur tous les sujets, mais il serait plus judicieux de leur part, quand ils ne savent pas, de l’avouer plutôt que de sortir une énormité. Ce serait plus humble, plus honnête, limite touchant.

Là, tout ce qu’il en ressort, c’est comme d’habitude, qu’ils nous mentent (et qu’ils nous spolient).

Le véritomètre est mis à jour régulièrement, donc ça va peut être évoluer. Mais en tout cas, moi, je ne sais toujours pas pour qui voter.

Bisous.

-Clémentine

Allez hop, on retourne au vestiaire

Fabriqué en France

05/03/2012

Capital hier soir sur M6 (probablement disponible en replay sur leur site) était consacré aux produits fabriqués en France, sujet qui me tient particulièrement à cœur. Sans vouloir tomber dans le protectionnisme irréalisable, je suis plutôt pour le label que souhaite mettre en place François Bayrou qui était l’invité.

Malheureusement comme très souvent, le magazine Capital faisait un constat de la situation sans toutefois apporter des pistes concrètes, à part celle de lire les étiquettes des pâtes dans votre supermarché, chose complètement illusoire quand on sait avec quelle souplesse les marques peuvent utiliser le « made in France ».

J’ai donc cherché où on pouvait faire ses achats sur internet en privilégiant les produits français, tout en sachant que le problème est complexe. Le prix est un facteur d’achat important, la qualité également et il n’est pas toujours possible de faire ce que notre bonne volonté aimerait bien faire.

Commençons par la CAMIF, renée de ses cendres il y a un peu plus de 2 ans grâce à la volonté d’un jeune entrepreneur français qui en a fait une enseigne internet de produits durables et majoritairement français (76%) ou en tout cas européens (99%). Tous les produits sont bien décrits et même la provenance exacte est indiquée. La livraison est gratuite, y compris pour les gros meubles genre les canapés. Belle initiative donc. L’enseigne a même réouvert son magasin local de Niort.

Il existe aussi un label « Origine France Garanti« , lancé discrètement il y a un peu moins d’un an, mais la liste des produits certifiés n’a pas évoluée depuis. En téléchargeant le PDF on y apprend quand même que les entreprises Brandt/Fagor et Rossignol produisent encore certains de leurs produits en France.

Pour les jouets, de nombreux sites se sont déjà créés, je n’en citerai qu’un : JeuJouethique qui s’est spécialisé dans les jouets éco-concus français et européens.

Pour l’habillement, Jean Tuff’s produit et vend en France depuis 1892. Petit bateau fabrique également encore, si mes sources sont bonnes, 70% de sa collection en France. Chipie aussi, mais je n’ai pas le chiffre exact. Le Coq sportif qui fête ses 130 ans cette année est également revenu s’installer dans l’Aube il y a quelques mois. Je ne pense pas par contre que toute la production se trouve ici. Sinon il y aussi plusieurs sites spécialisés sur les vêtements made in France, votre moteur de recherche préféré se fera une joie de vous orienter.

Enfin, plein d’autres sites comme 100% made in France recensent de nombreux produits divers et variés fabriqués dans notre pays.

Pour l’alimentaire, si vous habitez en province il y a probablement plein de fermes qui produisent et vendent en direct leurs produits près de chez vous. C’est ainsi que j’achète ma viande de bœuf (en caissette directement chez le producteur), mon cidre (un délice, à seulement 5 km de chez moi) et mes desserts (que le producteur vend aussi via les supermarchés du coin). Le site Bienvenue à la ferme propose une liste non exhaustive des fermes qui vendent leurs produits en direct (dans le menu « gastronomie »). Les « paniers fraicheurs » que l’on retrouve également de plus en plus dans les gares ou dans les entreprises permettent de garantir une provenance plus locale que dans votre supermarché.

Voilà donc quelques débuts de piste.

Sinon, il ne faut pas hésiter à aller consulter Wikipedia (liste des entreprises françaises) ou directement le site d’une marque si vous avez un doute sur le pays d’une marque en faisant votre choix sur Amazon. Même si beaucoup ne produisent pas tout en France, préférer une marque française est toujours bénéfique (les stylos Bic, même si le fondateur est exilé en Suisse, est toujours préférable au japonais Pilot).

Quant à la question « Renault fabriquée en Roumanie ou Toyota fabriquée en France ? » c’est un dilemme (oui, dilemne n’existe pas, je viens de m’en rendre compte grâce à mon correcteur orthographique). Je pencherai pour la Toyota, mais j’envisage d’acheter un Chevrolet. Paradoxal, non ?

Je publierai certainement d’autres billets pour vous présenter des marques locales ces prochaines semaines.

Bisous.

-Clémentine

Wykonane we Francji (en polonais)

Pour ceux qui n’auraient pas lu mes billets précédents, rapide résumé de ma démarche : ne plus utiliser les services fourni par Google. Pour les détails, voir l’acte 1 : quitter google search, l’acte 2 : quitter gmail, l’acte 3 : quitter google reader et l’acte 4 : quitter blogger, l’acte 5 : quitter analytics, l’acte 6 : quitter Google Docs et l’acte 7 : quitter chrome.

Ce billet sera le dernier billet de ma série « Bye bye, Google » avant que je ne supprime mon compte comme promis, le 29 février.

A part tous les services que j’ai déjà mentionné, Google propose de nombreux services accessibles sans inscription et que l’on utilise par réflexe.

Google Maps, Google translate, Google News et leurs amis sont très puissants, mais il y a des alternatives naissantes ou que l’on a déjà oubliées.

Pour la traduction, Translate.eu par exemple est une bonne alternative. Pas toujours très fidèle, rarement même, mais cela suffit largement à se faire une idée du contenu que l’on souhaite traduire. L’éventail des langues proposées est quasi équivalente à celui proposé par Google. Reverso aussi. Il y a aussi, je suppose, encore quelques dictionnaires gratuits en ligne, j’avoue ne pas avoir trop cherché, translate.eu me satisfait dans mon utilisation quotidienne.

Pour remplacer maps, là encore il faut aller chercher du côté de Microsoft. Bing Maps souffre d’un cruel manque d’image, mais à l’usage il est tout aussi performant que Google pour la recherche d’itinéraires. Les vues satellites sont parfois même bien meilleures et bien plus récentes que celles de Google ! Pas trop de street view par contre. Yahoo et Nokia sont aussi sur la bonne voie. A suivre dans le futur, ils finiront peut être par dépasser le géant Google. Autre alternative, v-trafic utilise Google Maps mais y ajoute ses données de circulation en temps réel.

Pour remplacer Google News, j’utilise mon lecteur de flux RSS qui m’envoit les infos du Monde, de Libération et du Figaro, ainsi que de nombreux sites spécialisés.

Je n’ai jamais utilisé Youtube pour envoyer des vidéos, je n’ai donc pas cherché d’alternatives, je vais continuer de visionner les vidéos là où elles sont envoyées par leurs auteurs, que ce soit sur Youtube ou ailleurs.

Bien entendu, je vais continuer pour d’utiliser des services de Google car toutes les alternatives (y compris duckduckgo pour la recherche) ne sont pas aussi performantes, mais je le ferai maintenant de façon totalement déconnectée, et pas dans un mode « réflexe Google ». Je fais au mieux, selon mes besoins. Et j’espère que je mes quelques billets vous auront montré qu’il y a d’autres services tout aussi performants ailleurs sur le web.

Le site AlternativesTo propose un large choix de solutions alternatives (pas que à Google d’ailleurs, le site sert aussi de comparatif entre logiciels PC, Mac, Mobile, etc.). Si j’ai oublié des services ou des alternatives, n’hésitez pas à poster des commentaires, j’y répondrai avec plaisir et/ou éditerai mes billets pour les rajouter. Il me semble de toutes façons que beaucoup de monde se réveille en ce moment, donc vous trouverez probablement beaucoup de billets et beaucoup d’idées d’alternatives aux services de Google un peu partout sur les blogs (un début de piste ici).

Il ne sert à rien de critiquer bêtement Google, ils sont performants, ils sont utiles, mais restez curieux, restez critiques, restez ouverts et ne vous laissez pas enfermer les yeux fermés dans leur bulle.

Bisous.

-Clémentine

Se jeter à l'eau et trouver des alternatives

72 ans plus tard

03/02/2012

72 ans après, le discours final de Charlie Chaplin dans « Le Dictateur » reste d’actualité, plus que jamais.

Merci à Audrey pour la découverte et JCFrog pour les explications de texte.

Bisous.

-Clémentine

Vous êtes l'Évolution