L’âge d’or

18/05/2012

Vu aussi ces derniers jours, le film « Midnight in Paris » de Woody Allen, sorti l’an dernier, et diffusé en ce moment, sur Canal+ encore.

Très bon moment passé à déambuler dans les rues de Paris avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard et plein d’autres dont l’excellent rôle joué par Adrien Brody et aussi Carla Bruni. La ballade se fera dans le Paris de notre époque, puis en 1920, puis au siècle précédent.

De Pablo Picasso à Ernest Hemingway en passant par Cole Porter et T.S. Eliot, les clins d’œil historiques sont nombreux et donnent envie de (re)découvrir ces personnages célèbres.

Les acteurs jouent remarquablement bien, les images sont très belles, il y a un joli happy-ending, bref, c’est un très bon Woody Allen.

C’est aussi une très jolie fable, un agréable côté magique, et une petite claque pour celles et ceux qui comme moi n’arrêtent pas de dire « C’était mieux avant ». Parce que finalement, on a tous notre âge d’or, cette nostalgie du passé forcément meilleur que le présent. Mais on oublie bien vite que les gens qui vivaient dans ce passé avaient aussi le leur, et on peut ainsi remonter très très loin.

J’en suis sortie contente, et avec l’envie de mieux profiter du moment présent plutôt que de râler. Et le mot « peut être » dans ma catégorie « C’était mieux avant » prend ici tout son sens.

Pour aller plus loin : La mythologie de l’âge d’or sur wikipedia et la fiche du film Midnight in Paris sur allociné.

Bisous.

-Clémentine

Des pieds à Paris, pas à minuit

Epargner autrement

18/05/2012

Vu la nuit dernière sur Canal+, le documentaire intitulé « Moi, la Finance et le Développement Durable » (site officiel, liste des diffusions sur Canal+). L’idée de base est bonne : une ménagère de moins de 50 ans s’interroge sur ce que devient son argent une fois placé sur le livret que son conseiller bancaire lui a proposé.

S’ensuit une enquête dans les coulisses des banques, avec plein d’interviews intéressantes, et où l’on apprend notamment que les grandes banques françaises financent des projets qui ne sont pas du tout durables voire très polémiques. Mais ça on le savait déjà. Quelques petites touches humoristiques pendant le documentaire, et quelques pistes alternatives (l’ISR, investissement socialement responsable), mais au final pas grand chose à dire du documentaire, un peu l’impression qu’il tourne en rond.

Cela n’empêche pas de se poser les bonnes questions : à quoi servent les 1000 euros que vous avez déposés il y a quelques mois sur votre livret ? Sont-ils utilisés pour financer des marchands d’armes ? Des projets complètement délirant sur le plan écologique ? Etc.

Et surtout : si tout le monde, même les petites gens, se mettent à demander à leur banquier à quoi sert l’argent qu’ils donnent à leur banque en échange d’un petit pourcentage d’intérêts, aurons nous les réponses ?

En attendant, on peut agir et aller faire un tour par exemple sur le site du Crédit Coopératif et constater que oui, il existe des livrets d’épargne qui servent à être utiles, des cartes bleues qui aident des associations, et ça remet un peu d’humanité dans le monde de la finance.

Bisous.

-Clémentine

Agir, même à notre niveau

Si vous n’avez rien à faire ce week-end ou si un soir prochain vous vous ennuyez et vous ne trouvez rien de bien à regarder à la télévision, je vous conseille très fortement le film « Rubber ».

Réalisé en 2010 par un français (Quentin Dupieux) mais tourné en anglais aux États-Unis avec entre autres Roxane Mesquida, ce film est complètement déjanté, et comme précisé dans les quelques minutes d’introduction, un hymne au non sens et au « no reason ».

En gros, c’est l’histoire d’un pneu serial killer qui tombe amoureux. Oui. Il y a certes quelques petites autres histoires autour, mais l’essentiel du film c’est ce pneu. Qui s’appelle Robert.

Bon il est fort possible que vous détestiez ou que vous ne teniez pas jusqu’au bout mais pour ma part c’est tellement absurde que j’ai adoré. A la fin je me suis même demandée qui, du réalisateur qui l’avait tourné, du producteur qui avait avancé l’argent ou de moi qui l’ait regardé, était le plus fou dans l’histoire.

La fiche du film sur l’IMDB french est et sur allociné ici mais je ne conseille pas la lecture des critiques (qu’elles soient journalistes ou spectateurs) avant de s’être fait sa propre opinion, le film est tellement étrange qu’il est difficile de contenter tous les spectateurs.

Bon week-end !

Bisous.

-Clémentine

Roxane Mesquida et Robert

Je suis tombée par hasard l’autre jour sur « Les chiens de paille » (Straw dogs en anglais). Film de 1971 avec Dustin Hoffman. Un peu plat jusqu’à la scène finale mais j’ai bien aimé. Bon, les personnage n’ont pas vraiment de caractères et sont parfois un peu incompréhensibles dans leur rôle, mais au final le film est plutôt bien.

En allant voir un peu après sa fiche sur allociné, j’ai vu qu’il y avait eu un remake en 2010. Je me suis donc précipitée dessus, pour voir comment le sujet allait être traité 30 ans après. Et bah j’ai été très déçue. Ce remake ne sert à rien. Le film est encore plus plat, les acteurs jouent très mal. Pire, le côté sexy de l’héroïne, le côté brutal de la scène du viol et le côté gore de la scène finale sont complètement édulcorés, bienséance américaine actuelle oblige. C’est dommage car du coup il n’en reste plus rien.

Bon, le film de 1971 n’était pas non plus un film culte, mais son remake en 2010 n’en sera pas un non plus, bien au contraire.

Sinon rien à voir mais j’ai commencé à regarder la trilogie de « Jusqu’au bout de monde » de Wim Wenders suite à cet intéressant billet sur les visiophones et là je suis drôlement contente, c’est effectivement excellent.

Bon week-end à tous.

Bisous.

-Clémentine

Kate Bosworth, dans le remake de Chiens de paille

Double dose de Sia

01/02/2012

Je sors d’un week-end prolongé de 2 jours pour cause de gastro-entérite. Joli nom barbare qui résume bien l’état des patients.

Du coup j’en ai profité pour rattraper un peu mon retard de films et séries en retard et j’ai pu visionner :

– « London Boulevard » : ça se regarde, sans plus, parce que je n’ai pas compris pourquoi le héros, qui au bout de 10 minutes veut arrêter sa carrière de voyou et partir avec la jolie nana à l’autre bout du globe, s’entête finalement pendant 1h30 à vouloir a tout prix continuer à jouer au bad boy et plutôt mal finir.

– « Tree of life » : je me suis endormie au bout d’un quart d’heure et je n’ai pas tenté de recommencer.

– « Sucker Punch » : ne me demandez même pas pourquoi j’ai eu l’idée de commencer à regarder.

– L’intégrale de « Bref » : j’avais prévu un billet spécial, mais en fait je vais juste dire que j’aime beaucoup, c’est vif, c’est réaliste, c’est drôlement bien trouvé.

– L’intégrale de « The big C » : c’est plutôt bien réussi, belle série, même si les personnages ne sont pas trop crédibles (à part peut être le médecin et le frêre écolo qui jouent des petits rôles mais qui restent constants) mais ça se laisse bien regarder. Le fils par contre on a envie de lui foutre des claques. Et j’aurai bien aimé que Andrea (Gabourey Sidibe) ait un rôle un peu plus approfondi. A suivre peut être dans la saison 2.

A noter le dernier morceau de la bande originale : « Lullaby » de Sia (de son vrai nom Sia Kate Isobelle Furler). J’avais découvert cette chanteuse australienne lors de la scène finale « Six Feet Under ». Belle surprise de la retrouver ici.

Je vous laisse aller écouter ça : Lullaby et Breathe me (avec la scène finale).

Bisous.

-Clémentine

Scéance de rattrapage forcée

Shinning Pig ?

10/01/2012

Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi dans Shinning il y a une scène de fellation entre deux mecs dont un déguisé en cochon ?

Ok, le film n’a pas besoin de ça pour être complètement barré, mais elle n’apporte absolument rien cette scène, ce ne sont pas des personnages que l’on a vu où que l’on va revoir, elle ne participe pas à l’horreur ni à l’ambiance, elle est complètement décalée et elle dure trois secondes. Alors, elle sert à quoi ?

26/01/2012 à presque 2h du matin : j’ai finalement trouvé ma réponse ici. Je cite :

Cette image est une référence directe au livre où le fantôme d’Horace Derwent, l’ancien propriétaire de l’Overlook, revient hanter ses murs accompagné de son esclave sexuel déguisé en chien, avec qui il se livrait à toutes sortes de perversités. On peut difficilement rattacher cette image à l’inconscient de Jack. Elle figure dans le film comme un sceau qui expliciterait sa filiation au roman.

Je vais donc me mettre en quête du bouquin qui, curieusement, ne fait pas partie des Stephen King que j’ai lu.

Bisous.

-Clémentine

Un cochon qui passe